5 raisons des pleurs “incompréhensibles” de bébé.

Bébé a bien mangé, bien joué, bien dormi, il est changé alors pourquoi continue t il de pleurer? A cause des coliques? Souhaite t il communiquer voire me manipuler?

Voici 5 raisons insoupçonnées qui vous permettra de voir les longs pleurs “sans raison apparente” d’un autre œil.

 

1. La souffrance prénatale et traumatismes de la naissance.

 

pourquoi bébé pleurs sans raison

        • Voici les principaux traumatismes que bébé a besoin d’évacuer dans les premiers mois de sa vie :
      • accouchement prématuré
      • accouchement tardive
      • césarienne
      • travail qui dure moins de 6h ou plus de 12h
      • accouchement sous médicament
      • utilisation de forceps
      • accouchement par le siège
      • détresse respiratoire
      • étranglement par le cordon ombilical.

 

2. Des besoins passés non satisfaits.

Les bébés pleurent en général pour satisfaire un besoin immédiat comme être nourri, changé et même touché; ce troisième besoin n’est pas toujours satisfait dans l’immédiat à cause des idées préconçues (l’enfant tyran, manipulateur, capricieux…) ou tout simplement par incompréhension de la demande.

En se rappelant du moment où son besoin n’a pas été satisfait, bébé ressentira de la détresse, de la colère, du stress et aura besoin d’évacuer ses tensions… grâce aux pleurs!

 

3. La surcharge d’informations.

 

sortie bébé décharge émotionnelle

Connue aussi sous le nom de surstimulation, la surcharge d’informations est le fait de mettre en alerte l’enfant qui tente de comprendre son environnement surchargés de bruits, d’odeurs, de visuels plus qu’il ne puisse supporter.

Les bébés ont une capacité limitée à analyser les nouvelles informations, pour y remédier, 2 choix s’offre à vous :

      • limiter les stimulis comme les sorties et les présentations à de nouvelles personnes
      • accepter les longs moments de pleurs régulièrement appelés aussi décharges émotionnelles.

4. La frustration.

 

frustration bébé enfant pleurs

 

 

Il est dans la nature humaine de vouloir se sentir compétent et ce dès le plus jeune âge. La frustration peut se cacher dans le fait de ne pas savoir attraper un jouet, ne pas savoir ramper ou encore ne pas savoir se faire comprendre par le langage. Même si on ne peut pas éviter les frustrations, on peut les limiter :

      • Proposez des jouets adaptés à votre enfant : si bébé ne sait pas encore attraper, proposez lui un jouet fixe plutôt qu’un jouet au bout d’une ficelle ou qui roule.
      • Pour les déplacements, laissez lui le plus de temps possible hors du transat pour qu’il puisse se muscler en douceur et apprendre à coordonner ses membres dès le début de vie.
      • Pour la parole, si vous ne comprenez pas du tout sa demande, demandez lui de vous montrer ce qu’il souhaite et reformulez la phrase une fois la demande comprise.

Ne lui demandez pas de répéter, juste reformulez et répondez à sa demande positivement ou négativement avec explication simple.

Exemple : il veut un gâteau, c’est bientôt l’heure de manger dites lui simplement : “je peux avoir un gâteau? Non, pas tout de suite car nous allons manger dans 10 mn, tu pourras en avoir un après le repas (ou plus tard au goûter ou au petit déjeuner) ou je peux te proposer ceci (pain, fromage, fruit) à la place pour patienter”. Il sera frustré de ne pas avoir ce qu’il veut mais sera compris.

 

D’après les recherches du psychologue Saul Rosenzweig, plus l’enfant grandit plus la tolérance à la frustration est grande et s’équilibre avec la conciliation (négocier dans un pacte gagnant-gagnant) et l’évitement (ne pas demander pour ne pas avoir de refus par connaissance des règles).

 

5. Les douleurs physiques ou d’inconfort.

 

bébé douleurs baillements

 

Bien que ce soit plutôt les bâillements qui réduisent les douleurs, les pleurs peuvent survenir suite à la peur, la colère ou la détresse.

 

Quelques exemples de douleurs physiques :

      • Les coliques ou la poussée dentaire : même si ces douleurs sont un peu le “fourre tout” des pleurs inexpliqués, elles peuvent être une des raisons de certains pleurs.
      • L’enfant a trop chaud ou trop froid.
      • Les vêtements serrés peuvent pincer ou gêner la circulation sanguine.
      • Un érythème peut le gêner et le démanger.
      • Bébé s’est cogné, brûlé, pincé, coupé, piqué pendant une des ses explorations.
      • Les punitions corporelles.

La solution la plus simple (et logique!) et de stopper la source de douleur dans la limite du possible et d’accepter que votre enfant libère sa tension grâce aux pleurs.

Le besoin de pleurer est aussi important que celui de nourriture, de sommeil ou de contact physique. Le docteur Spock (1976) a écrit :

ce qui est étonnant, c’est que l’enfant qui pleure ou qui a des coliques est en général épanoui physiquement. Malgré les heures qu’il passe à pleurer, il continue de grossir, sa courbe de poids est meilleure que la moyenne”.

 

 

Comment réagir aux pleurs?

 

      • Plus simple à écrire qu’à réaliser, il faut une présence constante et idéalement le serrer dans ses bras même si l’enfant se débat : il se décharge plus vite et sait qu’il peut compter sur son entourage.
      • N’essayez pas de faire taire un enfant dont tous les besoins sont satisfaits : laissez le se détendre par les pleurs. Ecoutez le.
      • S’il se débat de trop, mettez le dans un endroit sécurisant où il ne pourra pas se blesser et restez auprès de lui.
      • Si vous êtes au bord de l’épuisement, demandez à une tierce personne de prendre le relais mais si vous êtes seul(e), sécurisez le et sortez de la pièce pour souffler quelques instants : il vaut mieux un bébé qui pleure qu’un bébé secoué. (phrase de ma première sage femme)

pause burnt out maternelle

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Sources :

 

 

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Commentaire (6)

  • jennifer| 27 mai 2019

    Bonjour,
    Jusqu’à l’âge de 2 mois et demi, ma première fille pleurait tellement qu’elle n’en dormait pas. J’avais du mal à comprendre et prenais ça pour des caprices. Je la laissais pleurer pas mal de temps avant de la prendre dans mes bras pour la réconforter. Pour mes deux enfants suivants, j’étais plus cool et n’hésitais pas à les prendre dans mes bras dès qu’ils en ressentaient le besoin. Résultat: les deux derniers sont moins angoissés je trouve. Quant à mon troisième, il a plus confiance en lui. J’ai toujours pensé que c’était dû à ça. Mystère…

    • Lindsay| 27 mai 2019

      Merci de votre témoignage! ça ne peut que rassurer les parents qui choisissent de ne pas laisser pleurer leur enfant… surtout quand c’est le premier!

  • Marie| 27 mai 2019

    Ah les frustrations! J’en suis là beaucoup avec un enfant de 2½ ans. Quand c’est un pleur de stress (encore faut-il le savoir, mais on finit par le connaitre), je lui dis: je vois que tu vas mal, veux-tu un câlin? Son réflexe est de dire « maman,va-t’en » puis je m’eloigne un peu, mais souvent il reviens vers moi en courant pour un câlin. Même s’il peut parler, il lui arrive d’être dépassé! Merci pour cet article qui recentre les idées sur la bienveillance. (Et ma sage-femme m’a dit la même chose!)

    • Lindsay| 27 mai 2019

      Merci de votre témoignage. À la maison c est pareil sauf qu elle ne parle pas beaucoup donc se jette à terre… mais reviens rapidement aussi ou tend les bras. Au final, c est une construction de l enfant longue et épuisante pour l enfant mais surtout pour les parents! 😉

  • La Lauridienne| 28 mai 2019

    Coucou, ton article est intéressant. Je n’ai pas d’enfants mais je le garde de coté pour le jour où… 😉

    • Lindsay| 29 mai 2019

      Merci 🙂 si un jour tu rends visite à des jeunes parents un soir, tu constateras certainement ce style de pleurs; en attendant d être maman, tu pourras informer/aider ces parents épuisés 😉 belle journée !

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