5 raisons des pleurs “incompréhensibles” de bébé.

Bébé a mangé, sa couche est sèche, il a joué et s’est réveillé il y a peu.

Malgré tout, il continue de pleurer ? 😭

Mais POURQUOI ? Coliques ? Manipulations ? 

Tu vas savoir ça tout de suite.

1. La souffrance prénatale et autres traumatismes de naissance.

Si ton petit et toi-même avez connu l’une (ou plusieurs de ces situations) :

  • accouchement prématuré
  • accouchement tardif
  • césarienne
  • travail qui a duré moins de 6h ou plus de 12h
  • accouchement sous médicament (la péridurale compte)
  • utilisation de forceps
  • accouchement par le siège
  • détresse respiratoire
  • étranglement par le cordon ombilical

Il a « simplement » besoin de décharger (par des pleurs) pour passer à autre chose. Certaines souffrances peuvent prendre plusieurs semaines avant d’être oubliées.

Ton bébé a besoin d’être rassuré par le contact. N’hésite pas à pratiquer régulièrement le peau à peau.

Si tu possèdes une baignoire 🛁, tu peux prendre des bains avec lui.

Le combo eau chaude + peau à peau + environnement liquide est assez efficace.

2. Des besoins passés non satisfaits.

Généralement, les bébés pleurent pour satisfaire un besoin immédiat : 

  • manger 🍼
  • être changer 💩
  • besoin de contact (jeux, paroles, caresses) 🤱
  • ou d’apaisement (pour favoriser l’endormissement) 😌.

Les besoins de contact et d’apaisement ne sont pas toujours satisfaits à cause de l’incompréhension de la demande (il te faut du temps pour le comprendre, c’est normal) mais aussi à cause des idées préconçues (l’enfant tyran qui manipule, qui est simplement capricieux, il va devenir un enfant roi et te « bouffera », etc).

 

Je t’invite à lire cet article : 5 avantages à répondre rapidement aux pleurs de bébé.

 

Les enfants vivent dans l’instant présent.

Ils ne se souviennent pas de moments précis comme « avant hier, j’avais faim mais maman m’a dit de patienter un peu car ce n’était pas encore l’heure » mais des sensations de faim, de peur (de mourir affamé), de stress (de ne pas savoir quand il sera nourri) etc.

Ces sensations créent des tensions et ces tensions s’évacuent grâce aux pleurs.

3. La surcharge d’informations.

Connue aussi sous le nom de sur-stimulation, la surcharge d’informations est le fait d’entourer bébé d’une multitude d’odeurs, bruits, visuels (lors d’un repas de famille par exemple où les jeunes enfants passent généralement de bras en bras).

😖 Problème : bébé est en alerte permanente et est donc épuisé mais incapable de s’apaiser car il a besoin d’analyser tout ce qu’il a senti, entendu et vu.

Pour éviter la sur-stimulation, limite les sorties et présentations aux nouvelles personnes 🏠❤️. Idéalement, c’est aux personnes qui souhaitent rencontrer ton bébé qui se déplacent à ton domicile. 

Nous vivons dans un environnement bourré d’informations donc tôt ou tard, ton enfant va saturer 😵. A ce moment, il faudra faire preuve de patience lors des décharges émotionnelles (longue période de pleurs, généralement en fin de journée) tout en lui offrant un cocon avec une lumière tamisée et des bruits blancs (battements de cœur, bruit de machine à laver ou ronronnement de l’aspirateur, si si…).

4. La frustration.

Il est dans la nature humaine de vouloir se sentir compétent et ce dès le plus jeune âge 💪.

Il ne sait pas attraper un jouet ? Frustration.

Ses jambes ne se coordonnent pas encore pour avancer ? Frustration.

Tu n’as pas su comprendre son langage ? Frustration.

Même si tu ne peux pas éviter les frustrations, tu peux les réduire :

  • proposes des jeux adaptés à ton enfant (un jouet à la bonne taille afin qu’il puisse le manipuler ou pas trop lourd au cas où il serait lâché au dessus de sa taille #vécu).
  • Dès le début de sa vie, laisse le découvrir son corps et se muscler en douceur hors du transat.
  • Pour le langage, demande lui de te montrer (porte le s’il souhaite accéder à une étagère) et reformule sa demande une fois comprise.

Ne lui demande pas de répéter, juste reformule et répond à sa demande positivement ou négativement avec une explication simple.

Il veut un gâteau, c’est bientôt l’heure de manger.

Idée de réponse : “je peux avoir un gâteau? Non, pas tout de suite car nous allons manger dans 10 mn, tu pourras en avoir un après le repas (ou plus tard au goûter ou au petit déjeuner) ou je peux te proposer ceci (pain, fromage, fruit) à la place pour patienter”. Il sera frustré de ne pas avoir ce qu’il veut mais sera compris.

🧐 D’après les recherches du psychologue Saul Rosenzweig, « plus l’enfant grandit plus la tolérance à la frustration est grande et s’équilibre avec la conciliation (négocier dans un pacte gagnant-gagnant) et l’évitement (ne pas demander pour ne pas avoir de refus par connaissance des règles)« .

5. Les douleurs physiques ou d’inconfort.

Bien que ce soit plutôt les bâillements qui réduisent les douleurs 🥱, les pleurs peuvent survenir suite à la peur 😨 , la colère 😡 ou la détresse 😫.

Quelques exemples de douleurs physiques :

  • 🦷 Les coliques ou la poussée dentaire : même si ces douleurs sont un peu le “fourre tout” des pleurs inexpliqués, elles peuvent être une des raisons de certains pleurs.
  • 🌡️ L’enfant a trop chaud ou trop froid .
  • 💔 Les vêtements serrés peuvent pincer ou gêner la circulation sanguine.
  • 😖 Un érythème peut le gêner et le démanger.
  • 🤕 Bébé s’est cogné, brûlé, pincé, coupé, piqué pendant une des ses explorations.
  • 🖐️ Les punitions corporelles.
    •  

La solution la plus simple (et logique!) et de stopper la source de douleur dans la limite du possible et d’accepter que votre enfant libère sa tension grâce aux pleurs.

Le besoin de pleurer est aussi important que celui de nourriture, de sommeil ou de contact physique. Le docteur SPOCK  (1976) a écrit :

ce qui est étonnant, c’est que l’enfant qui pleure ou qui a des coliques est en général épanoui physiquement. Malgré les heures qu’il passe à pleurer, il continue de grossir, sa courbe de poids est meilleure que la moyenne”.

Comment réagir aux pleurs?
  • Plus simple à écrire qu’à réaliser, il faut une présence constante et idéalement le serrer dans ses bras même si l’enfant se débat : il se décharge plus vite et sait qu’il peut compter sur son entourage 💖.
  • N’essaye pas de faire taire 🤫 ton enfant dont tous les besoins sont satisfaits : laisse le se détendre par les pleurs.
  • S’il se débat de trop, met le dans un endroit sécurisant où il ne pourra pas se blesser et reste auprès de lui.
  • Si tu es au bord de l’épuisement 😖, demande à une tierce personne de prendre le relais mais si tu es seule, sécurise le et sorte de la pièce pour souffler quelques instants. 😓

Il vaut mieux un bébé qui pleure qu’un bébé secoué.

Ma sage femme, pendant un de mes cours de préparation à la naissance.

Cet article t’a plu ? Tu penses qu’il peut aider une autre maman, n’hésite pas à lui envoyer le lien. Tu peux témoigner également dans les commentaires. 🤗

 

Cet article peut t’intéresser : 5 raisons de répondre rapidement aux pleurs de bébé.

Sources :

5 raisons des pleurs “incompréhensibles” de bébé.
Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

6 commentaires sur “5 raisons des pleurs “incompréhensibles” de bébé.

  1. Bonjour,
    Jusqu’à l’âge de 2 mois et demi, ma première fille pleurait tellement qu’elle n’en dormait pas. J’avais du mal à comprendre et prenais ça pour des caprices. Je la laissais pleurer pas mal de temps avant de la prendre dans mes bras pour la réconforter. Pour mes deux enfants suivants, j’étais plus cool et n’hésitais pas à les prendre dans mes bras dès qu’ils en ressentaient le besoin. Résultat: les deux derniers sont moins angoissés je trouve. Quant à mon troisième, il a plus confiance en lui. J’ai toujours pensé que c’était dû à ça. Mystère…

    1. Merci de votre témoignage! ça ne peut que rassurer les parents qui choisissent de ne pas laisser pleurer leur enfant… surtout quand c’est le premier!

  2. Ah les frustrations! J’en suis là beaucoup avec un enfant de 2½ ans. Quand c’est un pleur de stress (encore faut-il le savoir, mais on finit par le connaitre), je lui dis: je vois que tu vas mal, veux-tu un câlin? Son réflexe est de dire « maman,va-t’en » puis je m’eloigne un peu, mais souvent il reviens vers moi en courant pour un câlin. Même s’il peut parler, il lui arrive d’être dépassé! Merci pour cet article qui recentre les idées sur la bienveillance. (Et ma sage-femme m’a dit la même chose!)

    1. Merci de votre témoignage. À la maison c est pareil sauf qu elle ne parle pas beaucoup donc se jette à terre… mais reviens rapidement aussi ou tend les bras. Au final, c est une construction de l enfant longue et épuisante pour l enfant mais surtout pour les parents! 😉

    1. Merci 🙂 si un jour tu rends visite à des jeunes parents un soir, tu constateras certainement ce style de pleurs; en attendant d être maman, tu pourras informer/aider ces parents épuisés 😉 belle journée !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut