Parentalité positive : Gérer les pleurs de votre enfant pendant un repas de famille.

Vous dégustez un petit toast en parlant avec votre belle sœur quand soudain… un cri retentit. Suivis de pleurs.

Vous priez pour que ça ne soit pas les pleurs de votre enfant mais au fond de vous, vous le savez, vous les reconnaissez.

Bondissant telle une lionne, en pensant aux 3 principaux problèmes qui peuvent surgir à tout moment :

  • Problème numéro 1 : on vous sort les étiquettes “maman poule”, “maman stressée”, “maman laxiste” qui vous hérissent le poil.
  • Problème numéro 2 : on vous observe et on vous juge sans retenu “mais laisse le/la donc se débrouiller seul(e)”, “tu l’écoute de trop”, “il/elle pleure fort dis donc, ça ne doit pas être facile tous les jours!”. Vous avez envie de montrer les crocs.
  • Problème numéro 3 : il y a toujours une “tata Jeannine” ou un “tonton Roger” qui va interpeller votre enfant : “tu ne peux pas laisser tes parents tranquilles?”, “tu es un.e grand.e garçon/fille, ne pleures plus”, “quel.le braillard.e tu es, dis donc!” Vous voulez lui sauter à la gorge mais votre conjoint vous retient.

 

Pas d’inquiétude, voici un petit guide pour affronter les fêtes de famille avec sérénité.

Éloignez vous.

Revenons aux pleurs.

Vous arrivez sur le “lieu “du crime”, votre enfant pleure entouré de ses cousins et cousines. Chacun à sa version. Une chose est sûre : c’est personne.

Vous n’êtes pas détective privé. Passez à autre chose.

Proposez à votre enfant de vous suivre dans un endroit calme, une chambre, le couloir, la salle de bain.

Essayez de savoir s’il est blessé. Si ce n’est pas le cas, laissez le se décharger dans vos bras.

Une fois terminé, il voudra certainement retourner jouer.

 

Mettez KO “tata Jeanine” ou “tonton Roger”.

Définition de “tata Jeannine”/“tonton Roger” : personne qu’on ne voit qu’une fois tous les 2 ans aux réunions de famille pompeuses.

 

Votre enfant arrive en pleurant. Malheur à lui, il passe près de “tata Jeannine” ou “tonton Roger”qui le choppe par le bras et ordonne : “laisse ta mère tranquille, va jouer!”

Votre enfant pleure de plus belle

“Mais quel braillard!”.

 

Vous sentez votre cœur bondir, vous avez juste envie de hurler “DE QUOI J’ME MÊLE?!” et de lui sauter dessus.

Mais en tant que personne qui a choisi la voie de la parentalité positive/bienveillante, vous ne le faites pas.

Vous répondez plutôt : “Vous n’avez pas à supporter les pleurs ni à vous en occuper. Je gère la situation, viens mon chéri”.

Vous êtes une Reine (même si vous tremblez de tout votre être).

 

Votre enfant se fait punir à votre insu.

Vous entendez des hurlements. Ils vous pétrifient.

Vous n’êtes pas certaine que c’est le vôtre. Soudain, vous voyez débarquer votre belle mère très fière d’elle : “il/elle commençait à chouiner, je l’ai enfermé dans le couloir pour qu’il arrête”. 

“WHAT?!?”

Vous regardez de travers votre conjoint et bondissez vers votre progéniture.

 

Reprenez le contrôle. Expliquez à votre enfant : “Chéri.e, ta grand mère ne supporte pas les pleurs chez elle, c’est pour celà que tu es au coin.” Votre enfant pleure de plus belle. “Je reste près de toi.”

Si votre belle mère revient à la charge, souriez en assurant que vous gérez la situation. 

Un sourire peut déstabiliser.

 

Mettez vous d’accord dès le départ avec votre conjoint.e.

Pas question de passer votre temps à protéger votre enfant et à vous défendre devant le tribunal familial.

Votre conjoint doit faire face avec vous.

Vous n’avez pas à faire profil bas sur vos choix de vie.

Un simple “c’est notre choix” de votre conjoint dans votre belle famille peut vous aider.

 

Donc, avant de sonner à la porte, définissez vos règles. Soyez clair dans votre entraide mutuelle, votre vision de la parentalité.

 

Glissez sur les remarques.

“Tu l’écoute trop”, “tu n’es jamais tranquille”, “moi, à ta place…” Ne laissez pas la personne s’étaler. Remerciez la pour son attention (elle pense à votre bien être) et précisez que ce genre de conversations vous fatigue tout autant que votre rôle de mère.

Si la personne insiste, voici une petite punchline (à dire avec le sourire of course!) : “je ne remets pas en cause ton choix éducatif, pouvons nous parler d’autre chose s’il te plaît.” 

 

Et si vraiment la personne est bornée, les phrases :

  • “je souhaite passer un moment agréable et j’ai l’impression d’être jugée… ça n’a rien d’agréable, pouvons nous changer de sujet?” 
  • et « oui, oui » (avec un ton léger évidemment)

peuvent être utiles.

 

Mettre la parentalité positive bienveillante en pratique lors des réunions de famille n’a rien d’évident. On vous observe et on vous juge, votre enfant est plus énervé car il est dans un univers plus bruyant et dynamique, c’est normal. 

Pour espérer passer tout de même un bon moment en famille, n’oubliez pas de :

  • Vous mettre dans un endroit calme avec votre enfant si besoin.
  • Évitez les “tata Jeannine” ou “tonton Roger”
  • Expliquez les règles de la maison qui vous accueille à votre enfant sans le laisser seul si votre famille est pro punitions.
  • Soyez unis avec votre conjoint.
  • Évitez les débats sur la parentalité positive/bienveillante.
  • Croyez en vous et en vos choix.

 

Allez dites le moi dans les commentaires : quelle est votre phrase fétiche pour remettre quelqu’un à sa place?

Parentalité positive : Gérer les pleurs de votre enfant pendant un repas de famille.
Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut